Cet océan de passion, qui déferle dans mes veines celui qui cause ma déraison, ma déroute, ma déveine. Doucement j'y plongerai, sans qu'une main me retienne. Lentement je m'y noierai, sans qu'un remords ne me vienne. Mon péché, mon obsession, ce désir fou qui me tourmente, qui me tourne en dérision, qui me déchire et me hante. Moi qui me croyais hiver, me voici un arbre vert. Moi qui me croyais et m' étais promis d' être de fer contre le feu de la chair.
Et voila que je m'enflamme et me consume pour les yeux d'une étrangère, qui ont bien plus de mystère que la lumière de la lune.
Petite marchande d'illusion, je ne vis que dans l'attente de te voir. Et de te voir danser et chanter.
Tu vas me détruire, j'aurai pu le prédire dès cette première soirée, dès cette première nuit.
Et je vais me maudire jusqu'à la fin de ma vie.